Claire, vice-présidente de l’ACVM, excuse l’absence du président Germain Gex et salue Nicolas Schwab, auteur du « Guide de terrain ».
Trois lieux d’herborisation sont proposés :
– au Plan-Creux avec Claire Vuignier
– au Cœur au-dessus de Ravoire avec Jean-Michel Faibella
– à l’alpage de l’Arpille avec Isabelle Carruzzo


Claire rappelle de se garer le long de la route de la Forclaz pour ne pas gêner le car postal.
Près de 150 espèces sont réunies sur la table de détermination, présentée par Jaqui Ançay, responsable cantonale, et classées selon le livre « Le Bon », des Boletus aux Aphyllophorales.
Parmi les Boletus figurent notamment Xerocomus ferrugineus, Chalciporus amarellus et Leccinum scabrum. Les russules comprennent mustelina, aurea, emetica, xerampelina, olivacea, vesca et decolorans. Les lactaires incluent deterrimus à lait orange, torminosus, scrobiculatus, intermedius à lait jaune, rufus et porninsis à lait blanc. Enfin, parmi les Hygrocybes, on trouve, chrysodon, speciosus, punicea et spendissima ainsi que Cuphophyllus pratensis.
Attention à ne pas confondre les Clitocybes « blancs », Clitopilus prunulus, Clitocybe gibba dans sa forme blanche et Lyophyllum connatum. Sont aussi observés la plutée atromarginatus à lames roses bordées de noir, la Collybie buttyracea et le Cortinaire varius. Les Inocybes, notamment pudica, geophylla et fastigiata, sont toxiques. Macrolepiota mastoidea, anciennement gracilenta, a le pied lisse. Si Albatrellus citrinus ou subrufescens a des reflets jaunes, le vieux polypore ovinus peut jaunir aussi. Aux côtés de Sarcodon imbricatus figurent scabrosus très amer, versipellis à odeur de Maggi, et glaucopus bleu verdâtre à la base.


La matinée continue par un apéritif dînatoire proposés par Claire et Jacques Vuignier, chaleureusement remerciés pour la qualité de l’organisation.


Après-midi des experts
Puis l’après-midi est consacré à l’étude des cortinaires, les experts examinent la viscosité et la couleur du chapeau, les teintes des lames ainsi que l’aspect du pied, autant de caractères utiles pour distinguer les différentes espèces.En mûrissant, la sporée des cortinaires prend rapidement une couleur brun rouille qui peut modifier l’apparence des lames et compliquer l’identification. Il est donc préférable de ne pas cueillir les spécimens trop tôt.
Nous remercions chaleureusement Nicolas Schwab pour sa participation active à cette rencontre. Ses explications ont grandement facilité la détermination des cortinaires. Nous espérons pouvoir renouveler ces après-midis d’étude.
rédaction Françine Ançay