La recette du Baron d’Yvoire

 

La  recette du Baron d’Yvoire

Le baron d’Yvoire a donc mis au point une méthode qui a été essayée bon nombre de fois. Certains expérimentateurs ont été ravis des résultats.

 

 

 

 

Voici comment opérer :

Choisissez un terrain de culture à la fois meuble et humide.

Vos chances seront considérablement augmentées s’il est déjà planté d’artichauts qui contiennent de l’inuline, matière sucrée très particulière dont les morilles sont friandes.

Durant l’été, arroser le terrain à plusieurs reprises avec une solution de nitrate de potasse (une poignée par arrosoir)

Au printemps de l’année suivante vers la fin mars ou avril partez à la chasse aux morilles

Si les semences proviennent de la région, il n’y aura pratiquement pas de problème d’acclimatation. Il faudra alors de six à dix morilles pour une surface d’une trentaine de mètres carrés.

Il est également recommandé de prendre un peu de terre à l’endroit où vous avez trouvé des morilles.

Coupez vos morilles en petits morceaux. Effectuez cette opération sur votre terrain pour que les spores s’éparpillent sur le sol. Répandez également la terre que vous avez prélevée.

Laissez le tout en place. L’automne suivant, répartissez uniformément une couche de marc de pomme de 2cm  d’épaisseur.

 Quinze jours plus tard, recouvrez cette couche avec des feuilles sèches (charme, frêne, hêtre, ou même de marronnier) Placez sur  cette couverture quelques branches qui la retiendront et éviteront que le vent de l’hiver ne l’emporte.

Laissez passer la mauvaise saison en vous assurant seulement de temps à autre, que cette protection est toujours en place.

Vers la fin  de mars ou début avril, débarrassez délicatement le terrain des branches. Avec précaution, retirez

La couche superficielle de feuilles, pas totalement car il faut maintenir une humidité favorable aux morilles,

Sans gêner leur levée.

Si tout va bien, elles montreront leur tête deux ou trois semaines plus tard.

Le baron d’Yvoire à dit avoir ramassé quelque 300 morilles sur une surface de 10 mètres carrés.

Air-Pijac

Publié dans CE

Mycologie à Lignano (IT)

OBSERVATIONS MYCOLOGIQUES AUTOMNALES  A LIGNANO (Emilie-Romagne, Italie) ET ENVIRONS

Ançay Jacques
Faibella Jean-Michel
Ferreira Agostinho
Keim Christian

Société de mycologie de Martigny et environs, section de l’ACVM

Durant les vacances d’automne 2016, soit du 27 au 30 octobre, nous avons eu la chance de nous rendre en Italie dans la région d’origine de la maman de Jacques Ançay. Nous espérions bien y observer le bolet bronzé (Boletus aereus) et d’autres « cèpes nobles ». Malgré quelques jours pluvieux précédant notre arrivée, le roi des « porcini » et ses comparses ne nous ont pas gratifiés de leur présence ! Contrairement à ce que nous disaient les mycophages locaux  (Il n’y a pas de champignons !), nous avons pu herboriser et identifier plus d’une centaine d’espèces dont vous trouverez ci-après un inventaire bien naturellement non exhaustif…

Pour rejoindre la commune de Quara et le petit village de Lignano, nous avons emprunté l’autoroute depuis Aoste, direction Alessandria ; ensuite, nous avons continué vers Bologne en évitant Milan et ses embouteillages. A la hauteur de Modène, nous avons quitté la plaine du Pô pour gagner les premiers contreforts des Apennins en direction de Sassuolo. Suivant le fleuve Secchia, nous avons pris de l’altitude, rejoint Toano et sommes enfin arrivés à destination après 500 kilomètres et six heures de trajet.

Pas de sortie mycologique réussie sans un guide local au regard affûté : c’est le cousin de Jacques, Francesco, qui nous a fait découvrir sa région natale. Autrefois, il pratiquait la cueillette des truffes d’été avec un chien.  …Ouvrir l’article complet.
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