Herborisation du 4 septembre 2026 à Martigny

Claire, vice-présidente de l’ACVM, excuse l’absence du président Germain Gex et salue Nicolas Schwab, auteur du « Guide de terrain ».

Trois lieux d’herborisation sont proposés :
– au Plan-Creux avec Claire Vuignier
– au Cœur au-dessus de Ravoire avec Jean-Michel Faibella
– à l’alpage de l’Arpille avec Isabelle Carruzzo

Claire rappelle de se garer le long de la route de la Forclaz pour ne pas gêner le car postal.
Près de 150 espèces sont réunies sur la table de détermination, présentée par Jaqui Ançay, responsable cantonale, et classées selon le livre « Le Bon », des Boletus aux Aphyllophorales.
Parmi les Boletus figurent notamment Xerocomus ferrugineus, Chalciporus amarellus et Leccinum scabrum. Les russules comprennent mustelina, aurea, emetica, xerampelina, olivacea, vesca et decolorans. Les lactaires incluent deterrimus à lait orange, torminosus, scrobiculatus, intermedius à lait jaune, rufus et porninsis à lait blanc. Enfin, parmi les Hygrocybes, on trouve, chrysodon, speciosus, punicea et spendissima ainsi que Cuphophyllus pratensis.
Attention à ne pas confondre les Clitocybes « blancs », Clitopilus prunulus, Clitocybe gibba dans sa forme blanche et Lyophyllum connatum. Sont aussi observés la plutée atromarginatus à lames roses bordées de noir, la Collybie buttyracea et le Cortinaire varius. Les Inocybes, notamment pudica, geophylla et fastigiata, sont toxiques. Macrolepiota mastoidea, anciennement gracilenta, a le pied lisse. Si Albatrellus citrinus ou subrufescens a des reflets jaunes, le vieux polypore ovinus peut jaunir aussi. Aux côtés de Sarcodon imbricatus figurent scabrosus très amer, versipellis à odeur de Maggi, et glaucopus bleu verdâtre à la base.

La matinée continue par un apéritif dînatoire proposés par Claire et Jacques Vuignier, chaleureusement remerciés pour la qualité de l’organisation.

Après-midi des experts

Puis l’après-midi est consacré à l’étude des cortinaires, les experts examinent la viscosité et la couleur du chapeau, les teintes des lames ainsi que l’aspect du pied, autant de caractères utiles pour distinguer les différentes espèces.En mûrissant, la sporée des cortinaires prend rapidement une couleur brun rouille qui peut modifier l’apparence des lames et compliquer l’identification. Il est donc préférable de ne pas cueillir les spécimens trop tôt.

Nous remercions chaleureusement Nicolas Schwab pour sa participation active à cette rencontre. Ses explications ont grandement facilité la détermination des cortinaires. Nous espérons pouvoir renouveler ces après-midis d’étude.
                                                                                                   rédaction Françine Ançay

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Fête cantonale ACVM à Sierre 6 sept. 2026

Lors de cette matinée consacrée à la fête cantonale de mycologie à Sierre, la présidente Joëlle Bagnoud accueille chaleureusement les six cercles valaisans et les présidents : Jacky, Claire, Germain et David ainsi que le cercle de Cossonay. Elle relève que, si le soleil est au rendez-vous, la présence des champignons reste incertaine.

Deux manifestations ont lieu simultanément : la 79e édition du golf et l’ACVM. « Nous nous rendrons à pied pour herboriser. Les déplacements en voiture seront évités en raison de la proximité du parking du golf, qui attend environ 20 000 visiteurs. » Les experts ont apporté de belles espèces. Il est recommandé d’éviter autant que possible les doublons.

Trois lieux d’herborisation sont proposés:
– au sud du lac de Miriouges situé à l’ouest de Chermignon avec Marie-Claude
– en montant dans la forêt en direction du golf avec Joëlle
– à la gouille du Briesse, connue pour la protection des tritons avec Pierre-André

Le président de l’ACVM, Germain Gex remercie le Cercle de Sierre pour l’organisation de la manifestation. Il ajoute : 

« Après un été chaud, un orage survenu il y a trois semaines a favorisé une poussée de bolets. Cette information a été relayée sur les réseaux sociaux, de nombreux champignons ont été retrouvés piétinés ou retournés dans les forêts. Certains randonneurs consomment des quantités de bolets, en mauvais état, ce qui a entraîné des intoxications nécessitant une hospitalisation. Un champignon comestible ne doit pas être consommé lorsqu’il est altéré de même que l’on ne mange pas une pomme pourrie ».

La table d’exposition, qui réunit 127 espèces, est déterminée conjointement par Jaqui Ançay, RCE de l’ACVM, et Joëlle Bagnoud. Jaqui précise : « Cette rencontre vise avant tout l’étude, non la récolte en quantité. Il est donc recommandé de limiter le prélèvement de plusieurs exemplaires d’une même espèce, notamment le Suillus grevillei, afin de laisser un maximum de champignons sporuler. »

Les familles mises en évidence sont les suivantes :
Boletus :         B edulis, B aestivalis, B luridus, B erythropus, B subappendiculatus, B calopus, B radicans, S grevillei, S viscidus, S tridentinus, P porphyrosporus, Ch piperatus, X badius, X chrisenteron, L aurantiacum et L scabrum.
Russula : acrifolia, densifolia, delica, chloroides, cyanoxantha, vinosa, viscida, xerampelina, olivacea, ochroleuca, integra, fageticola, torulosa, queletii.
Tricholoma : decastes, saponaceum, pardinum, virgatum, vaccinum, fulvum.

Quelques espèces, généralement moins fréquentes, sont également signalées : Limacella guttata, pleurotus eryngii et Tuber aestivum.

L’apéritif est offert par la ville de Sierre.
                                                                                             Rédaction Françine Ançay

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